à propos plaisir d'apprendre

Hello,

Je m’appelle Anne-Estelle.

Je suis la maman de Djanaé (née en janvier 2012).

Mon mari Stéphane et moi-même avons fait le choix de ne pas scolariser notre fille. Notre choix étonne et suscite de nombreuses questions, ce qui m’a encouragée à pousser la réflexion encore plus loin, au-delà de notre famille et de notre entourage.

 

A l’origine : un regret !

Il y a quelques mois j’ai réalisé avec tristesse que j’avais gâché mes jeunes années, à ne pas savoir ce que je voulais faire. On m’a répondu que c’est ce chemin parcouru qui m’a permis de savoir ce que je sais aujourd’hui, et d’avoir trouvé ma voie. Dans un certain sens, c’est vrai. Mais je sais aussi que lorsqu’on laisse un enfant explorer partout, tout le temps, il trouve rapidement ce qui lui plaît et sa passion le pousse à aller plus loin. Finalement, ce que je regrette, c’est de ne pas avoir eu de réelle passion avant d’être adulte, de projets qui me motive chaque matin à avancer vers un but précis que je me sois fixé moi (par amour et par enthousiasme). Et ça, je sais que c’est l’école qui l’a éteint et m’a empêchée de connaître cette frénésie. Et pour rien au monde je n’aimerais que ma fille ait le même regret !

 

Suis-je une « traumatisée » de l’école ?

J’ai eu la chance de connaître différentes formes d’instruction :

– Quand j’étais petite, nous habitions dans la brousse africaine, et étions à des centaines de kilomètres de l’école française la plus proche. J’ai donc fait l’école à la maison jusqu’à l’âge de 9 ans avec le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED).

de 9 à 16 ans, j’ai été scolarisée dans un lycée Français, toujours à l’étranger. Le rythme était plus soutenu mais nous avions cours uniquement le matin pour éviter les grosses chaleurs de l’après-midi.

– quand j’ai eu 16 ans, ma famille est rentrée en France et j’ai donc passé mes deux dernières années de lycée (1ère et Terminale) en France, où j’ai ensuite poursuivi mes études après mon bac.

 

Mon vécu à l’école a parfois été difficile, parce que c’était très dur pour moi de rester assise pendant des heures, et parce que c’était à l’opposé de mon rythme naturel que de rester concentrée en alignant les heures de cours. Mais malgré ça, j’étais une élève brill

ante et appliquée.

J’ai aussi connu pendant plusieurs mois la peur d’aller à l’école à en avoir mal au ventre, à cause des menaces (jamais mises à exécution) de camarades de classe. J’avais 9-10 ans. Ça aurait pu me détruire, mais non ! Un jour, j’ai décidé que je n’aurai plus peur de personne. Et à partir de là, je n’ai eu que de bonnes relations, relations qui durent encore aujourd’hui puisque ma plus vieille amie est une copine de CE2 et que je suis encore en contact avec des amis du collège et du lycée 🙂

Aujourd’hui je suis certaine que le plus dur pour moi a été le système scolaire en lui-même. A tel point que je ne voulais pas faire d’études longues pour en sortir le plus vite possible…

 

Pourquoi avons-nous choisi de ne pas scolariser notre fille ?

Les raisons sont nombreuses, mais voici un petit résumé 🙂 Nous avons choisi de ne pas scolariser notre fille afin de lui permettre :

de respecter son rythme naturel : elle se réveille quand elle se réveille, elle fait la sieste quand elle en a besoin, elle peut bouger comme elle le souhaite et adopter la position qui lui plaît, elle peut parler et poser ses questions quand elle en a besoin, elle apprend ce qu’elle a envie d’apprendre (quand elle est prête)…

d’apprendre avec plaisir en l’accompagnant naturellement dans son apprentissage : elle n’est pas obligée d’apprendre telle chose à tel moment de la journée et de l’année. Nous répondons à sa curiosité naturelle et nous lui proposons continuellement de quoi attirer son attention. La vie n’est pas séparée en temps d’apprentissage et le reste. Tout est lié, tout est prétexte à apprendre. Et tout ce qu’elle apprend n’est pas contrainte mais plaisir, et du coup, l’enfant apprend plus vite.

d’apprendre autrement en cultivant son enthousiasme : le plaisir d’apprendre est selon nous LA clé pour réussir ses apprentissages. Notre rôle est donc de lui permettre de conserver la passion d’apprendre, la joie de la découverte, l’enthousiasme de la nouveauté…

de s’intégrer à la vraie vie : je ne pense pas que la vraie vie soit d’être toute la journée avec des enfants du même âge, à faire la même chose. Notre fille a l’habitude de nous accompagner faire les courses, d’aller à la banque, à la poste, sur le chantier de notre maison… Tout ce qu’elle voit l’intéresse et elle rencontre ainsi plein de personnes différentes.

de trouver qui elle est et de se réaliser : elle n’aura pas besoin d’avoir 16 ou 18 ans pour choisir sa voie. Ses passions naturelles et ses rencontres la guideront vers ce qu’elle veut approfondir et qui elle veut devenir.

 

Pourquoi ce blog ?

Petit à petit, j’ai commencé à chercher des sites réunissant toutes les informations nécessaires pour réussir un projet de déscolarisation. J’avais également envie de trouver des outils pour m’accompagner au quotidien et des interfaces d’échange avec d’autres familles. Et je n’ai pas trouvé ce que je recherchais. C’était soit pas assez complet, soit trop ciblé, soit je ressentais du jugement envers certains types d’instruction en famille.

Alors je me suis dit : ça n’existe pas, créé-le 😉

Il a fallu des mois pour que l’idée mûrisse, et aujourd’hui je vous propose de découvrir les objectifs de ce blog :

Au fil de mes rencontres et de mes discussions, j’ai réalisé que nous étions bien plus nombreux que ce qu’on imagine à vouloir plus et mieux pour nos enfant.

Avec ce blog, j’ai souhaité apporté des réponses aux problèmes suivants :

 

PROBLÈME NUMÉRO 1 : Beaucoup de parents sont partagés entre d’un côté l’aspect rassurant de l’école et de l’autre, toutes les conséquences négatives de ce système sur leurs enfants. Ils sont parfois attirés par une autre forme d’instruction, mais ont beaucoup de mal à en faire un projet de vie.

SOLUTION : J’ai envie de proposer une plate-forme qui permette aux parents en questionnement de trouver des réponses et de pouvoir faire leur choix sans pression et surtout sans jugement.

 

PROBLÈME NUMÉRO 2 : Que l’on choisisse de déscolariser ses enfants ou pas, à partir du moment où on a à cœur de les accompagner et de les aider à apprendre autrement, trouver des outils et/ou des ressources est le parcours du combattant. Il faut parfois chercher des heures sur le web pour trouver des éléments adaptés à l’âge de son enfant.

SOLUTION : J’ai à cœur de réunir sur un seul et même espace, des méthodes d’apprentissages et des outils, pour que TOUS les parents (mais pas seulement) puissent venir piocher et trouver par âge et par thème, ce dont ils ont besoin.

 

PROBLÈME NUMÉRO 3 : Quand une famille choisit de déscolariser son enfant, elle se retrouve face à beaucoup d’inconnues : Quelles sont les démarches administratives à faire ? Quelle « forme » d’instruction en famille choisir ? Et comment faire au quotidien ?

SOLUTION : Mon but est de rassembler le plus d’éléments concrets sur ce blog, afin de faciliter la vie des familles qui se lancent dans l’aventure de l’instruction en famille, et d’être une référence en terme de soutien dans leur quotidien.

 

PROBLÈME NUMÉRO 4 : Je suis attristée de voir une sorte de « guerre » (jugements, mépris, propos durs) entre les parents ne pratiquant pas l’instruction en famille de la même façon. Il y a ceux qui utilisent les cours par correspondance, ceux qui pratiquent le unschooling, et ceux qui sont au milieu.

SOLUTION : Je souhaite que ce blog soit un lieu de respect et de rassemblement. Chaque famille peut y trouver des éléments qui lui correspondent, et laisser ceux qui ne l’interpellent pas. Il n’y a ni jugement, ni parti pris, puisque le contenu vous est proposé par des personnes différentes (ayant des parcours de vie et des points de vue différents).

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