Vos enfants participeront à une incroyable enquête à l’époque des COW BOYS

Sanya est une maman de 3 enfants, toujours en quête de bonnes idées pour manger du chocolat en cachette de ses enfants. Elle partage sur son blog les dernières avancées de la recherche dans les domaines de l’éducation et de la psychologie de l’enfant, tout en expliquant aux parents comment les intégrer à leurs propres méthodes d’éducation. Nous avons écrit cet article à quatre mains, Sanya et moi, pour parler du fait d’apprendre seul. C’est ce qu’on appelle aussi l’apprentissage auto-dirigé ou encore le fait d’être autodidacte 🙂

 

apprendre seul ou le fait d’être autodidacte

Il y a de nombreux exemples de gens autodidactes. Des gens qui, contre toute attente, ont réussi à faire des choses extraordinaires, en apprenant par elles-même. Par exemple :

  • Gérard Mulliez n’était pas très doué à l’école, mais il a tout de même réussi à connaître un succès fou avec ses magasins Auchan.

  • Einstein a d’abord appris par ses propres lectures, puis en échangeant avec ses collègues.

  • Tout le monde reconnaît que Jimi Hendrix était l’un des plus grands joueurs de guitare électrique dans le monde. Rares sont ceux qui savent qu’il a appris seul à en jouer.

  • Philippe Ginestet a quitté le système scolaire à seize ans. Il a ouvert son premier magasin Gifi à vingt-sept ans.

 

Qu’est-ce qui fait que certains réussissent à apprendre seul tandis que d’autres ont besoin d’être entourés et même poussés pour fournir le moindre effort ? Qu’est-ce qui fait que certains enfants font leurs devoirs seuls alors que d’autres doivent être harcelés tous les jours avant de s’y mettre ?

On sait aujourd’hui que plus votre enfant est impliqué dans ses apprentissages, mieux il apprendra. L’autodidaxie est une compétence qui permet d’aller loin dans la vie, parce qu’elle permet de ne pas dépendre des autres et de toujours trouver des solutions aux obstacles que l’on rencontre. Mais la développer n’est pas tâche facile. Toutefois, certaines philosophes de l’éducation estiment qu’il est possible de renforcer cette compétence chez votre enfant. Voici quatre astuces que vous pouvez mettre en place dès aujourd’hui pour favoriser une posture autodidacte chez votre enfant, qu’il apprenne à apprendre seul.

1. prendre du recul

« Apprends-moi à faire seul » est l’une des citations les plus connues de Maria Montessori. Pour Montessori, plutôt que d’agir à la place de votre enfant, il faut lui donner les compétences pour qu’il arrive à faire seul. Cela vaut dire que votre enfant n’a pas toujours besoin de vous et qu’être trop présent en tant qu’adulte peut favoriser un comportement passif et dépendant.

Alors comment aider votre enfant à devenir plus autonome ?

  • Ne soyez pas trop rapide à l’aider. Demandez-lui, quand il vous demande de l’aide, de chercher d’abord, de dire à voix haute ce qu’il a compris, de dire ce qu’il n’a pas compris et pourquoi.

  • Laissez-le faire seul les tâches pour lesquelles il est compétent. Confiez-lui régulièrement de nouvelles responsabilités.

  • Encouragez-le à participer, à faire des propositions, à dire ses idées…

  • Apprenez-lui à être responsable de ses affaires : ranger ses jouets dans le bac à jouets quand il a fini de jouer, des livres dans sa bibliothèque, mettre ses vêtements dans le panier à linge, ranger et prendre soin du contenu de sa trousse ou de ses manuels…

2. Laissez-le faire ses propres choix

Plus votre enfant est impliqué dans la prise de décisions, plus il sera autonome et plus il apprendra seul. Sa capacité à prendre les bonnes décisions augmente entre 8-9 ans et 13 ans et entre 12 et 17 ans, âge où il développe une capacité à prendre des décisions sans la participation parentale. Le fait de s’habituer à prendre les décisions lui permet de développer sa pensée critique, ses compétences créatives et de trouver des solutions.

Prenez l’habitude de lui poser des questions qui encouragent la prise de décision :

  • Que peux-tu essayer la prochaine fois ?

  • Quel mot t’embête et t’empêche de comprendre la consigne ? Cherche un autre mot pour le remplacer. Est-ce que tu arrives à savoir ce que tu dois faire, maintenant ?

  • À ton avis, qu’est-ce qu’il faudrait faire pour réussir tel objectif ? Est-ce que tu vois une ou plusieurs étapes ? Dans quel ordre ?

  • Qu’en penses-tu, toi ?

  • Que pouvons-nous changer ? Qu’est-ce que tu ferais différemment ?

Vous pouvez aussi proposer des choix à l’enfant, ce qui lui fournit un cadre dans lequel il est libre de prendre ses décisions. Et même les plus jeunes peuvent apprendre à prendre des décisions très tôt. Voici quelques idées :

  • Vous pouvez dire à votre enfant qu’il peut jouer à son jeu vidéo pendant trente minutes une fois ses tâches ménagères terminées.
  • Proposez-lui de choisir par quoi il souhaite commencer pour ses devoirs : le plus dur ou le plus facile ? Ce qu’il aime le moins, ou ce qu’il aime le plus ? D’abord l’exercice de français oud ‘abord le jeu de maths ?
  • Concernant les leçons à la maison (en IEF ou avec des cours par corrspondance par exemple), n’hésitez pas à proposer à votre enfant de faire lui même son propre programme, par matières, en fonction du nombre de leçons à voir sur l’année. Ainsi, le programme peut être différent d’une semaine sur l’autre, tant que l’enfant est capable de cocher sa progression par rapport aux objectifs de fin d’année scolaire.
  • Impliquez l’enfant dans le processus créatif pour imaginer des jeux ou des activités afin de consolider un acquis ou une leçon en s’amusant. Par exemple, proposez-lui un ou deux jeux pour réviser les tables de multiplication et au bout de quelques jours, demandez-lui d’en inventer un autre.
  • L’enfant peut également choisir ses récompenses. Par exemple, une séance de 10 minutes de danse après trente minutes de devoirs ou après un exercice complexe. Mais ça peut aussi être lire un chapitre dans son roman en cours, faire quelques pompes, faire une course sur la console ou une partie de Uno…
Les lecteurs de cet article ont également lu :  3 idées pour adapter les apprentissages aux cycles des saisons

3. Focalisez-vous sur ses points forts

Même s’il faut aider les enfants sur leurs points faibles, c’est sur leurs points forts qu’il faut se focaliser. Tout comme les adultes, les enfants ont besoin de se sentir capables de réussite. C’est le fait de pouvoir accomplir leurs objectifs qui les motive à s’améliorer ou à essayer d’aller encore plus loin. Il y a donc souvent un lien étroit entre ses points forts, ses intérêts et sa motivation et le fait d’apprendre seul.

  • Aidez votre enfant à identifier ses points forts. Même s’ils peuvent vous sembler évidents, il est possible que votre enfant ait du mal à les identifier seul. N’hésitez pas à faire ensemble une liste des super pouvoirs de votre enfant, avec lui. Et complétez-la au fur et à mesure. C’est souvent dans les petites choses du quotidien, quand on fait attention, qu’on repère telle qualité ou telle capacité.

  • Permettez à votre enfant d’explorer sa/ses passion(s) (même si vous espérez parfois secrètement que celle-ci sera de courte durée !). N’oubliez pas que plus il est passionné, plus il va apprendre.

  • Faites ressortir ce qui a été positif même si l’enfant a l’impression d’avoir raté ou échoué. N’oubliez pas de lui répéter que l’échec, ce n’est pas de ne pas trouver la solution. C’est d’abandonner. Et dans chaque expérience qui peut paraître négative, humiliante, triste ou pesante, il y a quelque chose à en retirer. Alors n’hésitez pas à faire le bilan ensemble : ce dont vous êtes fier, et seulement après, ce que vous pensez qui aurait pu être amélioré ou fait différemment.

  • Concernant les points faibles de l’enfant, aidez-le à trouver des solutions pour y pallier. Il a du mal à se concentrer ? Proposez-lui des durées très courtes mais intenses, de 10 minutes par exemple, avec un chrono qui bipe quand le temps est écoulé. Elle n’arrive pas à être ordonnée ? Proposez-lui une place pour chaque chose et une liste des étapes dans l’ordre pour ranger ses affaires et sortir le matériel nécessaire à chaque activité ou leçon… Ainsi, non seulement l’enfant se focalise sur ses points forts, mais en plus, met en place des routines et des astuces qui l’aident à diminuer ses points faibles.

4. Laissez-le s’ennuyer

Qui n’a jamais entendu les mots « je m’ennuie » de la part de son enfant ? Seulement, être toujours présent pour lui n’est pas la solution. Ce n’est pas à vous de vous occuper de son ennui, c’est à lui d’apprendre à le combattre seul. Attention, il ne s’agit pas de laisser votre enfant s’occuper toute la journée tout seul. On parle bien de le laisser imaginer ses propres jeux et activités dans les périodes plus calmes. En sachant que l’ennui est sain, dans une certaine mesure.

Une façon efficace d’y arriver est de proposer des environnements peu structurés. Il s’agit de lui proposer un large éventail d’activités peu structurées, puis de le laisser choisir ce dont il a besoin quand il s’ennuie. Ces activités peuvent être des jeux indépendants ou avec les autres, lecture, temps passé devant les écrans, activités créatives, évènements en famille, etc.

Pour les plus grands, demandez-leur de réfléchir à un projet personnel ou de créer quelque chose. Avec ou sans thème. Ils vont déjà mettre du temps à trouver ce qu’ils auraient envie de créer, et ensuite, il leur faudra réaliser leur idée. C’est une façon d’aider le jeune à réfléchir à ce qu’il souhaite vraiment être, faire, mais aussi à plus que simplement se laisser vivoter ou attendre « d’être adulte » pour faire ceci ou cela. Nos enfants ont besoin d’avoir des rêves et des projets. Ils ont besoin de créer. Et ils ont besoin aussi, de se tourner vers les autres. 

En ce qui concerne les écrans, il est important d’encourager votre enfant à en développer une approche plus active. Par exemple, vous pouvez :

  • Lui demander d’exécuter des recherches sur des sites Web pour apprendre à faire quelque chose (jouer d’un instrument…)
  • Lui demander de créer quelque chose après avoir vu une vidéo sur YouTube 
  • L’aider à choisir des jeux vidéo qui encouragent la participation active plutôt qu’un visionnage passif.

L’ennui permet de laisser ses pensées vagabonder, de créer, d’imaginer, de se reposer, de s’écouter, de mieux se connaître, de chercher par soi-même

Pour conclure, nous aimerions dire que favoriser la capacité de votre enfant à apprendre seul se résume d’une part à le laisser trouver ce qui le fait vibrer, ce qui génère de l’enthousiasme, pour ensuite l’accompagner à trouver des solutions par lui-même. Et se retirer, petit à petit. On espère que cet article vous aura donné quelques pistes.

 

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