Depuis trois ans, Djanaé apprend à jouer du violon. En plus de l’instrument et de la technique pour jouer des notes justes, gagner en souplesse et en rapidité pour faire des mélodies de plus en plus complexes et longues, Djanaé apprend également le solfège. Je vous ai déjà parlé du jeu « Drôles de notes » qui a permis à Djanaé de s’entraîner à lire les notes de musique en s’amusant. Aujourd’hui, j’aimerais mettre à l’honneur un nouveau jeu que nous venons de découvrir, cette fois-ci pour s’amuser avec le rythme, les durées des notes et les différents signes propres au solfège. Il s’agit de la bataille rythmique.

 

Pourquoi faire du solfège ?

Le solfège est souvent un mot qui fait grimacer les apprentis musiciens. C’est un véritable langage, qui, pour être maîtrisé, prend des années et des années. Il y a les noms des notes, bien sûr, les différentes clés dans lesquelles on joue selon les instruments, mais aussi la valeur des notes (un temps ? deux temps ? la moitié d’un temps ? et quand on rajoute un point devant la note ? et quand il ne faut plus jouer…) et tous ces signes bizarres (crescendo, diminuendo, pianissimo, mezzo forte, les reprises, les notes diésées sur toute la partition…), sans compter que certains signes diffèrent selon les instruments (un pianiste ne sait pas ce qu’est un lié alors qu’un violoniste, oui…).

Je connais des conservatoires ou écoles de musique, qui, aujourd’hui, demandent aux enfants d’apprendre d’abord le solfège pendant un an avant de commencer à jouer d’un instrument. Je trouve que c’est le meilleur moyen de dégoûter de l’apprentissage de la musique. Parce que la technique, sans la pratique, ça enlève tout le côté créatif et gratifiant de la musique. La musique a besoin d’être ressentie avant d’être comprise. Il y a d’excellents musiciens qui n’ont jamais fait de solfège de leur vie. Ils font tout à l’instinct et à l’oreille. Tout comme je connais des personnes qui ont pris des cours pendant des années, qui savent déchiffrer les partitions en jouant mais sont incapables de sortir de ce qu’ils ont appris, et qui restent dans quelque chose de très « scolaire ».

La pratique d’un instrument ne devrait pas être mise en opposition au solfège. Personnellement, lorsque j’ai appris le piano, à l’âge de 9 ans, j’avais deux cours bien distincts à l’école de musique : le cours de piano et le cours de solfège. L’un servait l’autre. Je retrouvais au solfège ce que je jouais sur mon clavier, et je déchiffrais de nouvelles partitions à jouer grâce au cours de solfège. La théorie est là pour renforcer la pratique et l’aider à aller plus loin. Pas pour la remplacer.

Avec Djanaé, j’ai pris le parti de ne jamais dissocier le solfège et les partitions de ce qu’elle doit jouer. Ainsi, elle découvre les noms des notes, leur durée et les signes de musiques au fur et à mesure des partitions de violon de son cahier. Je ne fais pas de leçon de solfège à part. À chaque nouvelle partition, elle me lit ce qu’elle comprend et ce qu’elle connaît, on fait le point sur ce qui est nouveau, et ensuite, je mets le métronome en 60 et elle lit à l’oral, sur le rythme. Et on recommence jusqu’à ce qu’elle arrive à lire toute la ligne, puis toute la partition, sans se tromper ni dans les notes, ni dans le rythme. Ensuite, elle déchiffre avec ses doigts et son archet la mélodie de ce qu’elle a lu.

La bataille rythmique, un allié du solfège

Le solfège est donc un incontournable pour aller plus loin dans la découverte et la pratique de son instrument. On peut plus facilement s’en détacher et s’amuser à faire ce qu’on veut lorsqu’on a les bases, que ce soit au niveau des gammes ou du rythme.

Le rythme, justement. Ce n’est pas évident pour tout le monde. On peut avoir des facilités à lire les notes mais avoir beaucoup de mal à les enchaîner en gardant leur bonne valeur d’un point de vue temps. Si deux croches, suivies d’une noire, forment bien deux temps mais qu’on les remplace par une croche et une noire pointée, ça change l’harmonie du morceau. Quand on joue tout seul, on peut faire ce qu’on veut, mais quand on fait partie d’un groupe ou d’un orchestre, on ne peut pas se permettre d’être en contre-temps de façon aléatoire.

La bataille rythmique est un jeu qui permet de s’entraîner à retenir la valeur de chaque sorte de note. À force de s’amuser à vouloir avoir les cartes qui ont des durées les plus longues et à piquer celles des autres, on fait cette gymnastique cérébrale qui permet de comparer les notes et les signes les uns aux autres, tout en s’amusant. Nous avons testé ce jeu avec Djanaé, et elle a adoré. Les signes qu’elle trouvait compliqués deviennent des atouts pour gagner, le rythme pour se souvenir de chaque valeur de note est de plus en plus rapide, jusqu’à devenir un réflexe, sans être passée par la case « corvée ». Je vous laisse découvrir en vidéo notre découverte de ce jeu et les réactions de Djanaé.

5 raisons d’adopter LA BATAILLE RYTHMIQUE

  1. C’est un jeu conçu par un prof de violon, pédagogue et chef d’orchestre. La musique, il connaît. La transmission de la musique, aussi. Aux petits comme aux grands. Et des apprentis musiciens qui n’aiment pas le solfège, qui trouvent ça trop compliqué, il en a vu passer. Voilà comment lui est venue l’idée de ce jeu qu’il a d’abord fait tester à ses élèves avant de le commercialiser.
  2. La bataille, c’est un jeu que tout le monde connaît. Les règles sont faciles. Il n’y a qu’à transposer les valeurs des cartes classiques à celles des notes. Et si vous n’y connaissez rien, ou si vous avez des doutes, c’est super simple puisqu’il y a une carte résumant les valeurs de chaque note, ainsi que les équivalences. Facile, je vous dis !
  3. La bataille rythmique permet de vulgariser le solfège et de s’entraîner en s’amusant. Les signes compliqués deviennent soit des atouts, soit des cartes avec peu de valeur. Il vaut donc mieux les connaître pour remporter les cartes de l’adversaire. Les signes qui se ressemblent deviennent des évidences côte à côte, et on met très rapidement en place des repères visuels pour ne plus les confondre. Il peut y avoir bataille avec des cartes différentes mais qui ont une même valeur (une noire = quatre double croches = une demi-pause…), ce qui permet d’associer les visuels à leurs rythmes correspondants au niveau de notre mémoire.
  4. C’est un petit jeu à emporter partout. Il ne prend pas de place, que ce soit dans un placard ou dans un sac de voyage. On peut le sortir dans le train, devant la cheminée ou à la plage, dans la salle d’attente du dentiste ou chez papi avant d’aller se coucher.
  5. C’est un jeu qui n’est pas réservé qu’aux musiciens. Bien sûr, les musiciens (petits ou grands) vont l’adorer. Je vous l’ai dit, ça simplifie le solfège et ça permet de s’amuser avec les notes et leur rythme, l’air de rien. Mais ceux qui n’y connaissent rien en musique pourront aussi jouer, comme ils apprendraient à jouer à n’importe quel jeu de cartes. Et les cartes, justement, sont très sobres. On ne peut pas s’éparpiller. Il y a la note (ou le signe) et son nom. C’est tout, ça va à l’essentiel. Et il y a aussi y a les récap’ en cas de doute. C’est un super moyen de s’ouvrir au monde de la musique qui fait partie de la culture générale.

Alors voilà, si vous connaissez un enfant (ou un grand) qui a besoin de (re)trouver le plaisir d’apprendre le solfège et plus précisément le rythme des notes, si vous avez envie d’offrir une nouvelle façon de s’amuser avec la musique, si vous voulez juste un jeu original et facile à emporter partout, nous vous conseillons « La bataille rythmique » que vous pouvez commander ici.

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