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Le 02 octobre 2020, Emmanuel Macron annonçait l’obligation scolaire à partir de 3 ans dès la rentrée 2021 ou autrement dit : l’interdiction de l’instruction à domicile (sauf cas exceptionnel de santé par exemple). Suite à cette annonce, les milliers de familles concernées par l’instruction à la maison, et toutes celles qui reconnaissent le droit de choisir quel type d’instruction donner à son enfant, se sont insurgées contre cette annonce anticonstitutionnelle, liberticide et inique.

 

L’instruction à domicile est en augmentation

En quelques années, le nombre d’enfants instruits à la maison est passé de plus de 30 000 à plus de 50 000. À mon sens, cette augmentation est due à plusieurs éléments :

  • De plus en plus de familles savent qu’elles ont le choix : de plus en plus de personnes découvrent cette liberté de choix d’instruction et veulent offrir une autre façon de vivre à leurs enfants.
  • De plus en plus d’enfants sont malheureux à l’école : l’angoisse de l’échec, le rythme difficile à suivre, peu de place à l’humain, une façon de fonctionner trop différente du système classique, la concurrence, mais aussi parfois le harcèlement… difficile de rentrer dans un moule qui est de plus en plus étriqué.
  • L’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans : beaucoup de parents faisaient le choix de ne pas scolariser leurs enfants avant 5 ou 6 ans, l’âge obligatoire d’instruction étant fixée à 6 ans il y a encore peu. Cela permettait aux petits bouts de gagner en autonomie et en qualité de vie avant de rejoindre les bans de l’école et son rythme fatiguant (se lever tôt, le bruit des enfants toute la journée, les siestes difficiles en collectivité…). Aujourd’hui, l’instruction étant obligatoire à partir de 3 ans, beaucoup de famille ont donc du faire leurs attestations d’instruction à domicile pour leurs plus jeunes.
  • Le confinement : du jour au lendemain, au printemps 2020, la France entière a du faire face à l’instruction à la maison de ses enfants, en combinant télé-travail (ou travail à l’extérieur pour les entreprises restées ouvertes), tout en suivant le programme donné à distance par les enseignants et professeurs. Suite à cette mesure obligatoire de garder ses enfants à domicile, de nombreux parents ont réalisé que cette expérience leur avait permis de se projeter dans ce type de vie de manière plus pérenne. Le nombre d’enfants déclarés être instruits à la maison a donc fortement augmenté à la rentrée scolaire, puisque c’est la période où sont envoyées les déclarations.
  • Le covid-19 et les mesures sanitaires : enfin, d’autres parents ont retiré leurs enfants quelques jours ou quelques semaines après la rentrée scolaire, afin d’offrir à leurs enfants de meilleures conditions de vie et de travail. En effet, garder le masque des heures durant provoque chez beaucoup des nausées, vertiges et migraines. Sans compter les problèmes respiratoires et la distanciation obligatoire à respecter. Difficile de cultiver la joie et le bien-être d’apprendre dans ces conditions.

Les raisons de l’annonce d’Emmanuel Macron

L’instruction à domicile interdite. Officiellement pour lutter contre la radicalisation. Avec les exemples cités par le président, un énorme amalgame est fait entre les enfants retirés de l’école classique pour être mis dans des écoles clandestines (non déclarées et donc interdites) et la réalité de la vie de l’instruction à domicile en France.

La réalité, nous pensons que le gouvernement la connaît très bien. Ils peuvent avoir accès aux rapports des inspecteurs académiques de chaque région. Combien parmi ces rapports sont favorables ? Combien, parmi les 50 000 enfants instruits en famille sont réellement en danger à cause de l’enseignement religieux donné dans ces structures clandestines ? Combien de milliers d’enfants sont également en danger dans leurs familles malgré le fait qu’ils soient scolarisés ?

Les lecteurs de cet article ont également lu :  [Témoignage] Conter, être une voix pour émerveiller

Nous pensons en réalité que derrière l’annonce d’Emmanuel Macron, d’autres facteurs influencent leur envie de violer cette liberté et ce droit que nous avons, en France, de choisir le type d’éducation que nous voulons pour nos enfants. Et nous sommes en colère contre cette mesure.

Ils veulent interdire l’instruction à domicile ? Passons à l’action

Concrètement, comment pouvons-nous nous battre contre ce projet de loi ? Oui, parce que si le Président a annoncé que les choses étaient déjà actées, en réalité, le projet doit être présenté début décembre et voté courant janvier (n’oublions pas qu’un projet de loi doit être validé par le Sénat ET l’Assemblée Nationale). Tout n’est donc pas (encore?) joué.

Nous pouvons donc montrer au gouvernement que nous sommes des milliers (et j’espère des millions) à vouloir cette liberté chérie. Parce qu’il n’y a pas que les familles ayant déjà fait ce choix (un jour passé ou présent) de l’instruction à domicile pour leurs enfants qui sont concernées. Il y a toutes les familles de France, qui pourraient, potentiellement, un jour futur, avoir envie d’offrir cette alternative à leurs enfants. Nous chérissons cette liberté pour nous-mêmes, pour nos enfants mais aussi pour tous les enfants de France. La liberté d’avoir le choix. C’est pour cette raison que des pétitions circulent. S’il y en a une qui a un poids plus lourd que toutes les autres, c’est celle-ci. Elle réunit les familles, les associations mais aussi les cours par correspondance.

En parlant de poids, vous pouvez aussi peser dans la balance en adhérant à l’une des associations qui seront entendues par le gouvernement. Vous avez leurs noms dans la liste des Auteurs de la pétition (dont je vous ai parlé juste au-dessus).

Enfin, l’autre moyen d’action que nous avons, chacun à notre portée, c’est d’inonder Internet de nos témoignages. Montrons la réalité du monde de l’instruction à la maison. Montrons à la France entière que les apprentissages à la maison, sous toutes leurs formes, sont autant de façons d’offrir à nos enfants un présent épanoui pour un futur heureux. Montrons la beauté de la diversité de l’instruction à domicile. Par des photos, des vidéos, des articles. Prenons la parole en tant que parents, donnons-la à nos enfants. Pour qu’une fois pour toutes, ceux qui ont peur de cette liberté réalisent qu’elle leur est également offerte et que c’est une chance incroyable que d’offrir des apprentissages par le plaisir à un enfant. Pour qu’une fois pour toutes, il n’y ait plus d’amalgames entre instruction à la maison et fanatisme ! Pour qu’une fois pour toutes, il n’y ait plus de confusion entre instruction (= liberté d’apprentissages) et religion (= liberté de culte).

 

Faites circuler la pétition, relayez les témoignages des uns et des autres sur les réseaux sociaux ou par mail, et informez-vous sur la réalité ! Merci pour tous nos enfants d’aujourd’hui et de demain !

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2 Commentaires. En écrire un nouveau

  • Je suis moi aussi très choquée que le gouvernement veuille supprimer ce droit et cette liberté de choisir le mode d’instruction de ses enfants.
    Mais attention aux arguments, certains peuvent être contre-productifs car ils donnent l’impression que les défenseurs de l’IEF ne connaissent pas le fonctionnement de l’école et ont des préjugés (de même, je déplore les idées toutes faites de ceux qui ne connaissent pas l’IEF). Par exemple les mesures sanitaires à l’école : le masque n’est obligatoire qu’à partir du collège, à l’école primaire les enfants ne portent pas de masque, ils peuvent jouer ensemble sans distance, se toucher etc. Ce ne sont plus du tout les conditions du mois de mai après le déconfinement. Et même à l’époque, les enfants que je connais qui sont retournés à l’école étaient contents et pas traumatisés. Les enfants s’adaptent souvent mieux que les adultes.

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    • Oui, les conditions sanitaires sont différentes entre école primaire et secondaire, mais les exemples cités sont véridiques. Beaucoup de collégiens ont demandé à faire l’instruction à la maison parce qu’ils ne supportent pas le masque au quotidien et développent des angoisses à l’idée de devoir recommencer le lendemain dans les mêmes conditions. Je n’ai mis aucune précision d’âge ou de classe, j’ai juste énoncé des faits. L’IEF, l’école à la maison (avec cours par correspondance), le unschooling, sont possibles à tout âge, jusqu’au lycée 🙂

      Répondre

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