Témoignage de Valérie : 4 années à combiner IEF et école classique

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Aujourd’hui je vous emmène découvrir Valérie et ses 3 enfants (dont 2 jumeaux) qui ont combiné IEF et école classique pendant 4 ans. À la prochaine rentrée, les 3 enfants seront instruits à la maison. Retour sur ces 4 années, l’élément déclencheur de ce projet, et les projets d’avenir 🙂

Question 1 : Hello Valérie, peux-tu te présenter toi et ta famille ?

Moi c’est Valérie, 41 ans (piouff, déjà), avec pour bagage une formation en comptabilité et gestion (bac+4) et ayant travaillé environ 10 ans. En 2010 j’ai pris un congé parental, puis un congé sabbatique pour finalement démissionner et rester auprès de mes enfants. J’ai 3 enfants :

  • Nolan, 11 ans, sera en 6ème en septembre.
  • Milo et Enora (les jumeaux) ont 7 ans et seront en CE1 à la rentrée.

 

Question 2 : Est-ce que tous tes enfants sont en IEF ? Depuis quand ?

Pour Nolan, ce sera sa première année d’Instruction En Famille à la rentrée. Le collège de notre secteur ne correspond pas du tout à nos demandes et exigences, et on le sent pas en sécurité.

Milo et Enora ont été déscolarisés l’un après l’autre. Milo a été le premier instruit à la maison après la petite section de maternelle. Enora l’a rejoint un an après, après la moyenne section de maternelle.

 

Question 3 : Que s’est-il passé pour que ta famille démarre l’IEF avec Milo il y a 4 ans ?

Milo ne s’est pas du tout adapté à l’environnement scolaire. Refus complet de parler, de participer, etc. Il a très certainement un Trouble De l’Attention avec Hyperactivité (je dis certainement car à ce jour nous ne lui avons fait passer aucun test… nous lui laissons le temps de vivre et d’apprendre s’épanouir à son rythme). On pense aussi qu’il est très certainement un enfant à Haut Potentiel.
Voyant que je le “perdais”, mon mari et moi-même avons pris la décision de le retirer du système, j’ai démissionné et j’ai pris le temps de l’ouvrir au monde sans stress.

Sa jumelle a commencé à s’éteindre doucement en moyenne section, elle ne faisait que dessiner les 2/3 du temps puisqu’elle terminait le travail d’une semaine de MS en à peine 2 jours. Après discussion avec elle, elle a voulu rester avec nous pour la GS. Depuis, elle ne souhaite pas retourner à l’école.

L’aîné, toujours scolarisé s’est formidablement formaté à l’école ! Et c’était pas gagné … La maternelle a été difficile dans le sens où il posait “trop” de questions et dérangeait du coup ses petits camarades. Il y a eu du mieux en primaire, il a su entrer dans le moule… Les deux dernières années (CM1 et CM2), il a eu une institutrice formidable qui a su le guider, l’encourager sans lui demander de se taire (un comble quand on y pense !). Le collège de notre secteur (ZEP ou REP) est dirons-nous franchement peu fréquentable… Nous avons décidé de le garder, avec son accord il va de soi, de faire la 6è voir la 5è à la maison. Ensuite nous espérons enfin partir vers des terres plus accueillantes pour nous toujours en France mais très proche Océan où nous nous sentons revivre dès que nous y sommes.

Question 4 : Financièrement, comment avez-vous pu assumer ce changement de vie ?

Le salaire de mon mari suffisait. Et nous avions mis de côté pendant quelques années. Et surtout nous sommes propriétaires de notre appartement, donc aucun crédit sur le dos. Nous avions fait le choix de travailler beaucoup avant d’avoir des enfants. Ensuite, mine de rien, je ne travaille pas donc mes fringues sont les mêmes depuis des lustres, mes gosses ne vont pas à l’école donc ils n’ont pas besoin de 10 tenues différentes…

 

Question 5 : Comment s’est passée la première année ? Est-ce que c’était une année test ? Est-ce que tu avais la pression ?

La première année c’était la maternelle pour Milo, donc je l’ai laissé vivre, laissé apprendre ce qu’il voulait… et il a appris très vite les maths. Il n’a parlé qu’à 4 ans, juste après notre décision de le sortir de l’école. Je l’ai aidé à sortir de sa coquille (l’école me l’avait caséifié comme autiste ce qui avait été réfuté par une psychologue spécialisée). Je l’ai aidé à appréhender les bruits environnants (il a été opéré pour cause d’otites séreuses avec perte auditive entre 30 et 60%).
Ce n’était pas une année test puisqu’il était hors de question qu’il remette les pieds en maternelle. Je devais “juste” le préparer pour intégrer le CP.
La pression, oui je l’avais, parce que je voulais lui montrer qu’il pouvait le faire. Ce n’était pas facile tous les jours mais je ne regrette rien.
L’année fut plus que positive car, comme sa sœur jumelle était scolarisée en MS, je pouvais “comparer” ce qu’il savait et franchement heu… voilà quoi ! :-

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Question 6 : Est-ce que ton grand vivait bien le fait d’être scolarisé pendant que son petit frère et sa petite sœur étaient instruits à la maison ?

Nolan a toujours su qu’il pouvait demander s’il le souhaitait sa déscolarisation. Nous parlons énormément, il est en âge de faire ses choix ou de nous parler de ses envies, de ses attentes .. Je n’ai pas ressenti de tension ou de jalousie particulière. Quand il y a un soucis on en parle.

 

Question 7 : Quelles sont les choses que tu préfères en IEF ? Et quelles sont tes difficultés principales ?

J’aime tout en fait, juste le fait de voir son gamin bien dans ses baskets c’est beau.
Mes principales difficultés étaient, sont, de rendre l’apprentissage attrayant. Et c’est pas tous les jours facile de jouer à la maitresse, à la maman, à la ménagère … il faut de l’organisation !

Question 8 : Tu t’es inscrite à mon programme “21 jours pour démarrer l’instruction à la maison en toute sérénité” alors que tu faisais déjà l’IEF depuis plusieurs années. Pourquoi ?

Je me suis inscrite à ton programme parce que j’allais entrer dans ce qu’on appelle l’instruction obligatoire, donc le CP. Je souhaitais certainement me rassurer. Franchement il est top ce programme et même si je connaissais beaucoup de choses car on ne se lance pas dans l’IEF sans rien connaître, cela aide à tout poser et à se dire que c’est bon, “on est prêt”.

 

Question 9 : Aujourd’hui, par rapport à tes débuts en IEF, comment cela se passe au quotidien ? Quelle organisation ? Quels changements ? Quelles évolutions ?

Le quotidien est bien ficelé tout en sachant que si un jour on n’a pas envie, et bien on ne fait pas !
Nous travaillons en formel avec des supports car fiston cadet à besoin de savoir ce qu’il a à faire, à quel moment…
Pour ce qui est des évolutions : je suis plus sûre de moi donc je fais plus à ma sauce. Je prends des supports que je revisite à ma façon pour que ça colle le plus avec mes enfants.
Je n’ai pas pris de CPC (cours par correspondance) parce que je trouve les prix excessifs par rapport à ce qu’ils apportent. Et franchement pour avoir consulté certains contenus, mieux vaut acquérir de bons manuels.

 

Question 10 : Comment gères-tu les différents niveaux de tes enfants ?

Je ne gère que deux niveaux puisque j’ai des jumeaux ! Mais je gère 3 énergumènes complètement différents et là c’est du jonglage quotidien mais c’est enrichissant.
Le grand est grand… c’est vraiment le cas de le dire, il est très autonome donc cela me permettra d’être le matin avec mes CE1 à fond. Je pourrai faire l’inverse l’après midi : être avec mon grand pendant que les “petits” seront en autonomie.

 

Question 11 : Quels sont les projets à moyen terme ? À long terme ? Est-ce que les enfants demandent à être re-scolarisés ?

Nous espérons enfin partir vers des terres plus accueillantes pour nous, toujours en France, mais très proche de l’océan où nous nous sentons revivre dès que nous y sommes. Alors mon grand retournera au collège quand nous aurons pris la poudre d’escampette de l’Ile de France. Enora a émis elle aussi le souhait de reprendre le chemin de l’école une fois dans notre futur chez nous. Milo n’en parle absolument pas.

Moi, je pense, je crois, que j’aimerais pouvoir accompagner mes deux derniers jusqu’à la 6ème inclus mais je leur laisserai le choix. C’est leur vie pas la mienne et je respecte.

Quant à moi, si les 3 reprennent le chemin de l’école, et bien je pense que je le reprendrai avec eux. Je ne peux plus être dans mon ancien métier c’est juste impensable pour moi. J’ai besoin de servir à quelque chose et je ne peux pas rester derrière un bureau à essayer de trouver des solutions pour engraisser un peu plus le portefeuille des actionnaires.

 

Question 12 : Quels sont tes conseils pour aider une famille qui hésiterait à se lancer ou qui a démarré mais qui manque d’assurance ?

Foncez ! De toutes façons, dites-vous que cela n’engage à rien : si cela ne vous convient pas vous pouvez reprendre le chemin de l’école.

Essayez pour vous, pour vos enfants. Surtout pour vos enfants.

 

Un immense merci à Valérie d’avoir partagé un bout de son histoire. Si vous aussi vous êtes face à une situation délicate avec un de vos enfants à l’école, vous pouvez également réfléchir à cette solution de l’instruction à la maison. Laissez-moi vous accompagner dans ce processus de réflexion et/ou de passage à l’action 🙂

 

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