J’ai lu le livre de Gary Chapman “Les 5 langages de l’amour” quand j’avais 12 ou 13 ans. Je me souviens que ma réaction avait été : “j’ai de la chance, j’ai reçu ces 5 langages de mes parents”. Aujourd’hui, c’est un thème que je juge essentiel dans la vie, autant pour les couples, les relations d’amitié, qu’avec les enfants. J’ai écrit des articles à ce sujet sur mon premier blog. J’ai envie d’aborder encore ce sujet ici, parce que je pense que l’amour et les apprentissages sont indissociables. L’amour est le moteur de la vie, et il n’y a rien de plus stimulant, encourageant et enthousiasmant que d’apprendre avec des personnes qui nous aiment. Alors voilà, je vous partage mon avis sur les 5 langages de l’amour dans les apprentissages.

Les 5 langages de l’amour …

Gary Chapman (celui qui a mis en évidence les 5 langages de l’amour) part du principe que chaque individu a un réservoir émotionnel (comme un réservoir d’une voiture) et que chaque personne a un carburant particulier. Ce carburant c’est le langage d’amour préféré de la personne. Les enfants, avant 5 ans, ont besoin des 5 langages à parts égales. En grandissant, on devient plus ou moins sensible à l’un ou l’autre des langages. Et notre réservoir émotionnel ne sera rempli que si nos proches nous parlent le bon langage.

Voici donc les 5 langages de l’amour :

    1. Le contact physique : le toucher est un des moyens les plus simples de montrer son amour à un bébé, à un enfant, et même à un grand. On me disait l’autre jour qu’on avait besoin de 4 câlins par jour pour survivre, de 8 câlins par jour pour l’entretien, et de 12 câlins par jour pour grandir et croître (Virginia Satir). Scientifiquement, c’est prouvé : le toucher physique permet de sécréter des hormones du bien-être (l’ocytocine), du plaisir (la sérotonine), et de la motivation (la dopamine). Le toucher physique est donc une arme très puissante pour lutter contre la déprime, la mauvaise estime de soi, et même certaines maladies (du cœur ou Parkinson)
    2. Les paroles valorisantes : les mots ont le pouvoir de construire, ou de détruire. Et malheureusement, les paroles négatives, blessantes et qui rabaissent sortent beaucoup plus facilement que celles qui valorisent, encouragent, et élèvent l’autre. Et il n’y a pas que les mots qui sont importants : le ton de la voix aussi transmet soit l’amour et le respect, soit la jugement et la colère.
    3. Les moments de qualité : les moments de qualité sont des moments où rien d’autre n’existe que la personne avec qui on se trouve. Ce sont des moments où l’on prend rendez-vous avec l’autre et où on est à 100%. Ce sont des moments où on lui prouve qu’il/elle est plus important que le reste. C’est lui dire “j’aime être avec toi”.
    4. Les cadeaux : les cadeaux qui disent “je t’aime” ne sont pas ceux qui valent forcément cher. Ce sont ceux qui disent “j’ai pensé à toi”, “j’ai fabriqué quelque chose pour toi”, “j’ai trouvé quelque chose qui te plaira”.
    5. Les services rendus : c’est une façon de s’engager aux côtés de l’autre pour lui faciliter la vie. On peut rendre service pour faire à la place de l’autre s’il n’y arrive pas, à sa place pour le soulager, ou avec lui. Les vrais services faits dans l’amour sont ceux qui sont donnés gratuitement, sans râler.

langages d'amour dans les apprentissages

… dans les apprentissages

Maintenant que la base est posée, j’aimerais détailler un peu plus l’importance de chacun des langages dans les apprentissages.

    1. Le contact physique : le toucher physique est délicat et mal vu aujourd’hui dans une relation entre un instituteur ou un prof avec ses élèves, ce qui est très compréhensible. En revanche, en tant que parent, dans les apprentissages, le toucher physique peut être très encourageant pour un enfant : un petit massage des épaules, poser une main sur l’épaule ou sur le bras, donner une petite tape amicale… autant de petits moments tactiles qui rempliront le réservoir émotionnel de l’enfant pendant ses apprentissages.
    2. Les paroles valorisantes : que l’on pratique l’instruction à la maison ou que l’enfant soit scolarisé, son estime de lui-même et sa confiance en lui seront boostés par des félicitations quand il réussit à atteindre un objectif, par des encouragements dans l’effort, par des mots gentils. Lorsqu’on dit à un enfant “tu peux”, ses capacités sont décuplées. Et lorsqu’on lui révèle ses qualités et ses points forts, il apprend à croire en lui. Et tout cela est possible par tous les adultes encadrant des enfants (profs, instits, parents, tuteurs…).
    3. Les moments de qualité : prendre du temps pour chaque enfant est une manière de lui dire qu’on le respecte là où il en est. Certains établissement scolaires arrivent à mettre cela en place, que chaque enfant aille à son rythme, et que les encadrants prennent des moments pour accompagner individuellement l’enfant dans ses apprentissages propres. En tant que parent c’est encore plus facile de le faire. Il ne s’agit pas de passer 1h avec chaque enfant chaque jour séparément, mais simplement de donner une activité aux uns pendant que l’on passe du temps particulier de qualité avec l’autre. Et ensuite on change. Pour les apprentissages, je pense vraiment que c’est quelque de très positif pour que l’enfant avance à son rythme, ne se sente pas comparé mais respecté dans son individualité et fonctionnement propre.
    4. Les cadeaux : les cadeaux permettent de redonner leurs lettres de noblesses aux apprentissages. Lorsqu’on offre à l’enfant quelque chose (de fabriqué ou d’acheté) qui correspond à ses explorations du moment, ou pour lui faciliter la compréhension d’une notion qui lui parait trop complexe, c’est lui offrir une clé avec amour. En tant qu’adulte accompagnant dans une structure, cela passe tout simplement par la mise à disposition de l’enfant d’un maximum d’outils variés qui répondent à ses types d’intelligence. C’est aussi offrir individuellement à un enfant un support particulier rien que pour lui. Enfin, c’est aussi offrir à toute la classe un nouveau jeu, ou une nouvelle activité pensée pour leur faire plaisir. Et quand on est parent, il n’y a rien de plus simple que d’offrir des éléments en lien avec les apprentissages : du matériel (un globe terrestre, une équerre, des lettres rugueuse, des cahiers…), des ouvrages (des cahiers d’activités, de coloriage, des livres, des manuels…), des jeux, des visites (musées, expositions, évènements locaux…). Et ne pensez pas que ça coût forcément beaucoup d’argent. L’idée n’est pas de se ruiner, ni d’habituer l’enfant à recevoir plein de cadeaux. Personnellement, je fais souvent les vide-greniers et brocantes pour renouveler les jeux et outils, mais je ne les donne pas en même temps. Je profite aussi de l’argent que certaines personnes me donnent pour son anniversaire : j’achète plusieurs jeux et activités mais je ne lui donne pas tout en même temps. Il existe aussi pas mal de choses gratuites, qui demandent juste de prendre le temps pour chercher ce qui se passe dans le coin, et réserver les dates. Enfin, il y a plusieurs cadeaux que l’on peut fabriquer soi-même : des jeux avec du matériel de tous les jours ou des choses naturelles (mon mari a fabriqué un arc avec une branche de noisetier, ou encore un bilboquet avec des branches), des objets qui nous appartiennent et qui tiennent vraiment à cœur de l’enfant (ma fille a reçu plein de petites pièces rouges de la part de son tonton et on joue à la marchande, on fait des calculs avec elle adooooore). Bref, là, ce qu’il faut, c’est juste de l’imagination et observer l’enfant pour savoir ce qui lui plait 🙂
    5. Les services rendus : c’est pas toujours facile de trouver le juste milieu entre d’un côté permettre à l’enfant de gagner en autonomie, et de l’autre, l’aider quand il a besoin. Dans les apprentissages, on peut rendre service en aidant parfois l’enfant à ranger son matériel (ce qui est souvent le truc pas rigolo après une activité), en ne le forçant pas à faire une activité pour laquelle il n’est vraiment pas prêt, ou au contraire en l’encourageant à persévérer en étant à ses côtés. On peut aussi prendre le temps de chercher la meilleure manière de lui expliquer (même si c’est la dixième fois) pour qu’une notion soit bien acquise pour lui. On peut également lui rendre service en l’aidant à trouver le meilleur chemin pour trouver une réponse, ou encore en l’aidant à s’auto-corriger en lui fournissant les outils nécessaires pour cela. Tout ce qui va aider l’enfant en le valorisant est un service qu’on lui rend sur le moment pour ses apprentissages, mais aussi pour développer une bonne estime de lui même.

Vous commencez à me connaître et vous savez que j’aime cette idée de ne pas séparer les apprentissages de la vie réelle et personnelle. Et j’espère qu’avec cet article, vous réaliserez que l’amour dans les apprentissages est indispensable. C’est une des raisons qui fait que je pense que les parents sont parmi les meilleurs pour cela 🙂

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