7 raisons de laisser vos enfants jouer aux jeux vidéo

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Les jeux vidéo sont souvent diabolisés. On a l’image de ces personnes qui passent leur vie devant leurs écrans, qui vivent en dehors de la réalité, et qui parfois, commettent l’irréparable. Oui, les jeux vidéos ont une très mauvaise réputation. Et pourtant… Nous aimerions revenir sur les aspects positifs des jeux vidéo. Si vous le voulez bien 🙂 Et ensuite, nous vous dirons les points importants selon nous pour que les jeux vidéos restent un support sain et ludique pour un enfant. Mais avant, si ça vous intéresse, voici une vidéo dans laquelle Steph et Djanaé vous parlent de notre façon de faire.

7 raisons de laisser vos enfants jouer aux jeux vidéo

1. Une meilleure observation pour une meilleure vue

Les jeux vidéo regorgent d’éléments cachés à dénicher, d’énigmes à élucider, de portails à trouver, de pièges à éviter… Il faut observer pour savoir quoi faire, où aller, et comment procéder.

Et même si cela paraît contre-intuitif, les jeux vidéo améliorent l’acuité visuelle. Par exemple, les joueurs réguliers arrivent à distinguer des nuances de couleurs que les non joueurs ne voient pas. Autre exemple, les gamers arrivent beaucoup plus facilement à laisser de côté les informations “inutiles” qu’ils voient pour se concentrer sur ce qui est important pour la mission du jeu. Pourquoi ? Parce que durant un jeu vidéo, il faut repérer, anticiper et agir vite. Donc le cerveau est entraîné à traiter plus rapidement les informations visuelles. Les scientifiques (Université de Rochester) estiment que les joueurs répondent 25% plus rapidement quand on leur pose des questions sur une image qu’ils ont vue que les non-joueurs.

2. Une meilleure concentration pour une meilleure capacité d’adaptation

Oui, de manière générale, les écrans ont tendance à diminuer le temps d’attention et de concentration, parce que les images vont vite. On est habitués à zapper. Cependant, lorsqu’on joue à un jeu vidéo, il faut être attentif aux moindres détails et à tout changement. Les jeux vidéo boostent la réactivité.

Dans un jeu vidéo, il faut sans cesse analyser la situation, s’adapter à l’environnement, aux règles explicites et implicites, aux énigmes, aux obstacles, aux missions, manager des ressources et agir… Ce n’est pas le jeu qui s’adapte au joueur, mais bien le joueur qui doit trouver les solutions pour avancer et gagner. Et on ne peut organiser, prioriser et privilégier telle action plutôt qu’une autre sans être concentré.

3. Les jeux vidéo boostent la mémoire & la logique

Les jeux vidéo stimulent le cerveau : ils développent le raisonnement, la stratégie, la flexibilité cognitive… Notre cerveau est sans cesse en train de trier et traiter les informations reçues, comprendre les règles explicites et implicites, et prendre les bonnes décisions… ce qui est une fabuleuse gymnastique pour notre cerveau, un très bon entraînement tout en s’amusant.

Concernant la mémoire, il n’est parfois possible de passer un niveau qu’en connaissant par cœur les pièges au fur et à mesure qu’on les découvre, ou en mémorisant des codes et des étapes pour débloquer une énigme, ou encore en mémorisant des enchaînements de touches par exemple. Il existe même des jeux vidéo spécifiques pour entraîner le cerveau et la mémoire.

Quoi qu’il en soit, quand on booste sa réflexion, sa logique, tout en s’amusant, ce sont des compétences qui restent dans la vie réelle 🙂

4. Échouer, recommencer, persévérer…

L’erreur est devenu un “monstre” qu’il faut à tout prix éviter dans la vie réelle. Pourquoi ? Parce qu’on associe l’erreur à l’échec. Or, faire des erreurs, c’est normal. Ne pas réussir du premier coup, c’est normal. Mais les enfants ont peur de se tromper, peur qu’on se moque d’eux, peur qu’on les critique.

Les jeux vidéo permettent plus facilement d’accepter de se tromper, de tomber, de “mourir”, et de recommencer, encore et encore. L’erreur n’est pas une fatalité, c’est un moyen d’y arriver. À chaque nouvelle tentative, le joueur essaie une autre technique, retient de nouvelles informations, et apprend ainsi la persévérance, pour réussir à dépasser ce stade difficile.

La persévérance croît avec l’endurance. Elle augmente quand on choisit de passer au-delà de la frustration. Et quoi de mieux qu’un challenge, qu’un défi, pour apprendre à persévérer et découvrir la joie d’avoir réussi après tant d’effort ?

5. Canaliser ses émotions et développer sa confiance en soi !

En plus de la frustration (abordée dans le paragraphe précédent), les jeux vidéo font naître de nombreuses émotions : de la colère, de la peur, de l’impatience, de la joie, de l’excitation, du stress… toutes ces émotions, si elles ne sont pas canalisées, empêche de bien se concentrer et donc de réussir. Les jeux vidéo permettent donc des situations où les émotions pourraient prendre le dessus. C’est au joueur d’apprendre à les reconnaître, à les apaiser, et à les utiliser de la bonne manière, pour améliorer sa stratégie et non pas les subir.

Il existe du bon et du mauvais stress. Être sous tension déclenche des décharges d’adrénaline qui aiguisent les sens et nous permettent d’être plus réactifs. Les jeux vidéo permettent ces situations où nous pouvons apprendre à garder le contrôle, à ne pas paniquer, et à prendre les décisions.

La confiance en soi grandit aussi au fur et à mesure qu’on prend les bonnes décisions, au bon moment, qu’on arrive à gérer les ressources de la bonne façon, qu’on réussit des défis difficiles. Chaque victoire, chaque réussite et un petit plus pour l’estime de soi.

“Je n’y arriverai jamais” n’est pas une phrase courant chez les gamers. On peut expérimenter, tester, élaborer des stratégies et les confronter en situations réelles (même si c’est dans un jeu), et donc consolider ses connaissances et ses compétences. Ça aussi, ça booste la confiance en soi !

6. Être plus créatif, avoir plus d’imagination.

On appelle souvent le jeux vidéo “le huitième art”. Les compétences graphiques, artistiques, visuelles, techniques, technologiques, scénaristiques, musicales (et je suis sûre que j’en oublie) sont énormes ! Certains jeux sont de véritables œuvres d’art et certains concepteurs de jeux des génies.

En tant que joueur, on est plongé dans des univers qui permettent de dépasser largement le jeu en lui-même et boostent la créativité et l’imagination. Parce que la créativité se nourrit de la créativité. Ce qui est créé par d’autres nourrit notre propre imaginaire et nous donne envie à notre tour de créer. Tout ce que l’on créé est en partie inspiré parce que l’on voit, ce qu’on lit, ce qu’on visite… et aussi ce à quoi on joue. Et certains jeux sont juste magnifiques à découvrir et à jouer.

Mais certains jeux vont encore plus loin en permettant aux joueurs de créer eux-mêmes ce qu’ils veulent dans le jeu. Les jeux de construction où il faut bâtir son propre royaume, ou simplement sa maison et organiser sa ville ; les jeux où l’on construit nous-même l’histoire et où selon nos décisions, les répercussions ne seront pas du tout les mêmes sur le scénario et l’issue ; les jeux où il faut imaginer sa propre stratégie ; ou encore les jeux où l’histoire a lieu dans un univers fantasy, onirique et où l’on peut faire des choses impossibles dans notre monde réel.

Donc les jeux servent à s’évader, à décompresser, à se détendre, à nourrir son imaginaire et sa créativité.

7. Des emplois privilégiés pour les gamers

Oui, je sais vos bambins ou vos élèves sont peut-être loin d’avoir l’âge de faire des études ou d’envisager une carrière. Et pourtant, dans notre monde ultra connecté et où toutes les informations sont accessibles par des machines, les véritables valeurs que l’humain peut apporter sont : l’adaptabilité, la créativité, la capacité à innover, la capacité à travailler seul ou en équipe… toutes ces choses se développent au-travers des jeux vidéo.

Il y a même déjà des entreprises (comme Google) qui privilégient les CV des personnes qui ont l’habitude de jouer à des jeux vidéo. Donc oui, jouer, c’est un gros plus. À condition bien sûr, de ne pas basculer du côté obscur des jeux vidéo.

Quel cadre pour que les enfants jouent à des jeux vidéo ?

Stéphane et moi-même avons deux parcours totalement différents en matière de jeux vidéo. Lui a eu une console de jeux vidéo très tôt, puis l’ordinateur dans la chambre, puis une autre console dans sa chambre. Aucune limite d’heure ni de jeux. Adolescent, il est devenu un véritable no-life, à jouer parfois jusqu’à 2 heures du matin alors qu’il avait cours le lendemain. De mon côté, j’avais 11 ans lorsque j’ai joué pour la première fois à un jeu vidéo. La console était dans le salon et nous avions droit à 15mn par jour. On les combinait pour jouer les week-end. Et de nombreux jeux étaient interdits (les jeux de combat, entre autres).

Avec nos deux vécus différents, nous sommes pourtant assez d’accord sur certains points concernant Djanaé (qui a 7 ans et demie à l’heure où j’écris cet article) et les jeux vidéo. Les voici :

  • Pas de jeux vidéo trop tôt : C’est un peu dans la même veine que “pas d’écrans” trop tôt. Parce que sur les petits bouts, les écrans ont beaucoup d’effets négatifs sur le cerveau, notamment au niveau de l’attention et de la concentration. Comme leurs cerveaux sont encore fragiles, cela peut altérer les autres apprentissages. Chez nous, Steph a introduit les jeux vidéo avec notre fille autour de ses 7 ans.
  • Pas de console à disposition : Dans notre camping car, nous n’avons pas de console, seulement les ordinateurs. Pour autant, Djanaé pourrait avoir une console portable (type Nitendo 3DS), mais nous ne le souhaitons pas pour l’instant. Mais si l’enfant a une console, nous sommes persuadés qu’elle ne devrait pas être à la disposition de l’enfant quand il le souhaite. Parce que les jeux vidéo, c’est bien, mais il faut éviter que ça devienne la seule distraction et occupation, ni que toutes les pensées de l’enfant aille vers ça. Le risque, c’est que sans la console, l’enfant n’ait plus aucune idée de ce qu’il pourrait faire, de comment s’occuper. Le mieux serait de définir avec l’enfant, en fonction de son âge les horaires et les jours pendant lesquels il peut jouer.
  • Les parents à proximité : Pendant les temps de jeux, l’enfant ne doit pas oublier que la vie continue, et y a rien de pire qu’il s’enferme dans sa chambre ou dans un bureau pendant des heures, dans le noir, sans voir le temps défiler. C’est pourquoi, jouer à proximité des parents nous semblent l’idéal, pour que l’enfant ne soit pas isolé dans son jeu et aussi pour pouvoir interagir avec lui, et avoir un œil sur les jeux auxquels il joue.
  • Donner son accord sur les jeux : Bien sûr, un enfant de 8 ans ne devrait pas jouer à des jeux de combats et de guerre interdits aux moins de 18 ans. Pour autant, il n’y a pas que l’indication de l’âge qui compte. Selon la sensibilité de l’enfant, soyez à l’écoute de ce qui est adapté ou non. Par exemple, Djanaé joue à un jeu qui s’appelle Rime avec son papa. Ce n’est pas un jeu pour les enfants à proprement parler parce que c’est un jeu d’énigmes. Et parfois, c’est un peu trop complexe. Pour autant, c’est un jeu où il n’y a aucun combat, il faut juste observer, découvrir, trouver les solutions des énigmes et éviter les ennemis. Une fois, Steph avait proposé un jeu à Djanaé qui était adapté aux enfants, mais la musique lui faisait peur. Il faut donc être vigilant sur les jeux auxquels jouent les enfants.
  • Jouer ensemble ? Chez nous, Steph étant toujours fan de jeux vidéo (tout en ayant rééquilibré sa pratique depuis son adolescence), il est présent avec Djanaé à chaque fois qu’elle joue. Il lui montre des astuces, il l’encourage, et c’est un chouette moment père-fille. Personnellement, les jeux vidéo, ce n’est pas vraiment mon truc. Donc sans Steph, je n’aurais pas encouragé Djanaé à essayer des jeux. J’aurais simplement attendu qu’elle soit plus grande pour avoir une console portable avec des jeux de course ou d’énigmes pour enfants. En revanche, j’aurais gardé un œil sur tous les points précédents, et je pense que j’aurais fait l’effort, de temps en temps, de jouer avec elle. Pour elle. Mais je suis bien contente que Steph s’en charge. Chacun son domaine. 🙂

Pour conclure cet article, je dirais que les jeux vidéo, ça a plein d’avantages en plus de se défouler et de passer un bon moment, mais les enfants ont besoin d’un certain cadre pour que cela reste une activité saine et positive. Et vous ? Que pensez-vous des enfants qui jouent à des jeux vidéo ?

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2 Commentaires. En écrire un nouveau

  • Les règles sont à peu près les mêmes chez nous. La vraie difficulté est de trouver des jeux intéressants, adaptés, qui plaisent, qui ne soient pas entrecoupés de pubs toutes les 3 mn…

    Répondre
    • Ah sur ordi, quand on achète un jeu, y a pas de pub. Mais je comprends, quand c’est des applications sur smartphone ou tablette… difficile d’y échapper à la pub 🙂

      Répondre

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